LA PANDÉMIE DE LA GRIPPE AVIAIRE SERAIT-ELLE RÉELLE?

LA PANDÉMIE DE LA GRIPPE AVIAIRE SERAIT-ELLE RÉELLE?
Jean-Marie Mondésir


Au Canada, la rentrée scolaire se fait cette année sur le fonds d'un climat de peur et d'inquiétude d'attraper la grippe aviaire, dite grippe H5N1. La forte médiatisation d'une épidémie de grippe contagieuse d'origine animale, incite plusieurs parents à s'inquiéter pour leurs enfants qui doivent rencontrer d'autres camarades à l'école. Certains parviennent même à s'interroger sur l'efficacité d'un vaccin précipité qui pourrait immuniser certaines personnes à risques. Pour bien comprendre cette problématique, il est bon de chercher à savoir s'il existe une raison suffisante de se préparer contre une épidémie de grippe aviaire. Dans quelles circonstances qu'on peut parler d'une épidémie? La médiatisation d'une pandémie de grippe serait-elle le fruit d'un hasard? À qui profite la manipulation de l'opinion publique sur le type A (H1N1) de la grippe porcine? Les instances internationales seraient-elles complices de ceux et celles qui ont des intérêts inavoués dans la recherche d'un vaccin contre la grippe aviaire?

Selon le Petit Robert, on parle d'une épidémie lorsqu'il y a « l'apparition accidentelle d'un grand nombre de cas (d'une maladie infectieuse transmissible), ou accroissement considérable du nombre des cas dans une région donnée ou au sein d'une collectivité »[1]. En revanche, une pandémie est «l'éclosion d'une maladie qui touche une large proportion de la population à l'échelle mondiale»[2]. La grippe aviaire désigne les différentes formes du virus de la grippe qui infectent les oiseaux sauvages et domestiques. À bien remarquer, la souche H5N1 du virus peut muter rapidement sous une forme différente en échangeant des gènes avec le virus de la grippe humaine. En 2004, une souche H5N1 du virus a été médiatisée en raison de sa dangerosité et de sa transmissibilité à l'homme[3]. Selon le dernier rapport de l'OMS, le nombre de décès relié à cette grippe se chiffre seulement à 250 personnes à travers le monde. Peut-on conclure à une pandémie d'épizootie à l'échelle planétaire?

Il y a une centaine d'années depuis qu'on a identifié en Italie le virus de la grippe aviaire, également appelé grippe du poulet ou influenza aviaire. C'est en 1997 que la grippe H5N1 fait ses premières victimes humaines à Hong-Kong. Les autorités sanitaires recensent à l'époque 18 cas de contamination chez les humains, dont 6 décès[4]. À première vue, ce sont les volatiles infectés qui transmettent le virus par les sécrétions respiratoires ou les déjections. Les symptômes de la maladie s'apparentent dans les premiers temps à ceux d'une grippe commune. L'affection se manifeste par de la fièvre, de la toux, des maux de gorge, des douleurs musculaires, des infections oculaires (conjonctivites) ou des difficultés respiratoires.. Dans les cas les plus graves, des infections pulmonaires virales mortelles peuvent se développer[5].

Les experts de la santé sont unanimes à reconnaître que le virus de cette grippe virulente peut naitre de la combinaison d'un virus de la grippe aviaire et d'un virus grippal humain ou de la mutation d'un virus existant, ce qui crée une nouvelle souche susceptible d'infecter les humains[6]. Nul ne sait comment le virus évoluera ni à quel point la pandémie sera importante. De ce fait, il est très difficile de prévoir les incidences d'une pandémie à l'échelle mondiale. Les grandes découvertes de la science permettent aujourd'hui aux pays nantis de mieux s'équiper pour faire face à n'importe quel problème majeur. Il est absurde de se baser sur les pandémies de grippe survenues en 1918-1919, en 1957-1958 et en 1968-1969 pour attiser la peur au sein d'une collectivité. On est conscient que la grippe aviaire a fait des victimes au Canada.

Cependant, on ne peut pas ignorer que la grippe constitue en soi une maladie infectieuse et contagieuse, caractérisée par la fièvre, un abattement général et des symptômes, tels que : rhume, bronchite, etc. C'est un fait connu, chaque année des milliers de gens meurent de la grippe, surtout ceux qui ont un système immunitaire très fragile dans les pays nordiques. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes représentent une clientèle cible qui pourra être affectée par une grippe virulente de type A H1N1. Ainsi, faudrait-il adopter une attitude alarmiste pour chercher à sensibiliser la population à des mesures d'hygiène élémentaires à l'approche des saisons froides. Les experts de la santé ont profité de la crise épidémique mexicaine pour créer un besoin sur le marché international. Ils se font complices des grandes sociétés pharmaceutiques qui ont intérêt à propager une peur endémique de façon à créer une demande pour écouler leurs stocks de vaccins et du coup grossir leurs chiffres d'affaires. La société française Roche qui détient le brevet de Tamiflu augmentera la valeur de ses actions en bourse, lorsque les autorités sanitaires du pays ont commandé une grande quantité de vaccins pour immuniser les Canadiens d'une éventuelle épizootie. Ce faisant, elles contribuent aux effets de panique institués par la médiatisation d'une pandémie qui n'aura pas lieu.

Le jeu des grandes sociétés pharmaceutiques telles que Pfizer et Roche, détentrices du monopole de production des doses de vaccins antigrippaux, rentre dans une logique de la loi du marché économique. Ce n'est pas innocent lorsque les experts de la santé se prononcent sur les commandes de vaccins du gouvernement où ils jugent très appropriées les mesures prises pour réquisitionner des doses de vaccins susceptibles d'enrayer la propagation de cette grippe contagieuse dans un laps de temps.. Si Dr Klaus Stoehr (OMS) n'avait pas déclaré en 2004 la probable pandémie du virus à l'humain. Les sociétés et les experts n'utiliseraient pas son discours pour manipuler l'opinion publique dans la fabrication de la peur. On doit comprendre que l'organisation mondiale de la santé (OMS) doit mesurer l'impact de son discours lorsqu'elle médiatise une pandémie de grippe aviaire qui exige des coûts financiers énormes. Elle devra chercher à procurer des doses suffisantes aux pays du tiers monde pour parer à une pandémie créée de toute pièce. Donc, il n'est inutile de dire que l'OMS participe, sans le vouloir, à la montée de valeur des actions des sociétés impliquées. Sauf les investisseurs de ces sociétés sortiront gagnant d'énormes profits en écoulant la production des doses de vaccins sur le marché international.

Dans les années 80, les autorités sanitaires haïtiennes ont institué un organisme connu sous le nom de Pepadep pour éradiquer les cochons créoles dans le milieu paysan. L'idée de cette éradication vient de la peur constante des instances internationales (OMS) d'une transmission de la grippe porcine à l'homme. Ce prétexte de peste aviaire a servi de base pour la destruction de l'économie rurale dans ce pays. Les paysans qui ont l'habitude de pratiquer l'élevage et l'agriculture, se sont contraints d'abattre leurs bétails qui constituaient leur investissement et leur fonds de retraite. Aujourd'hui, les familles sont dépourvues de leurs ressources et elles ne peuvent plus disposer de leurs animaux pour envoyer leurs enfants à l'école ou les disposer à leur guise dans l'éventualité d'une extrême urgence. À un moment où l'agriculture n'est plus prospère comme autrefois, il est bon de réfléchir sur les méfaits néfastes d'une médiatisation à outrance dans le secteur paysan haïtien.

À notre avis, il n'y a pas lieu de s'inquiéter d'une épidémie ni d'une pandémie de la grippe aviaire de type A H1N1. Au Canada, rien n'indique que les autorités ne sont pas équipées pour faire face à une crise de ce genre. Il est insensé de croire que l'apparition et la propagation d'une maladie infectieuse et contagieuse frappe en même temps et en un même endroit un grand nombre de personnes, d'animaux (épizootie) ou des plantes (épiphytie). Les gens censés de notre communauté ne doivent pas se laisser berner par la fabrication de la peur qui se fait dans l'esprit de manipuler l'opinion publique afin que les grandes sociétés se redressent des effets de la récession.

Jean-Marie Mondésir
Juriste haitien
Tél. : 819-743-5195





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[1] Dictionnaire Le Petit Robert de la langue française, éd. 2004, p.922.

[2] Internet. [http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/]. Site du ministère canadien de la santé, consulté le 08/09/09

[3] Internet. [ http://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_aviaire].Wikipédia, encyclopédie libre, consulté le 08/09/09.

[4] Internet. [http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/grippe-aviaire/]. Dossier de Radio-Canada, consulté le 08/09 /09

[5] Ibid, site Web de radio-Canada.ca, consulté le 08/09/09

[6] Ibid, Site Web du ministère canadien de la santé, consulté le 08/09/09

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# Posté le mercredi 06 janvier 2010 11:44

CONNAISSEZ-VOUS VOS DROITS?

CONNAISSEZ-VOUS VOS DROITS?


Avez-vous un casier judiciaire ? Que peut-on faire pour se réhabiliter des antécédents criminels ?

Par : Jean-Marie Mondésir


Dans toute société organisée et structurée, il existe des normes et des règles qui régissent les rapports entre les autorités et les citoyens. Lorsqu'un problème quelconque survient entre les membres d'une communauté, il revient à la justice de trancher les litiges afin d'en conserver un équilibre social. Le système judiciaire est mis en place pour traiter les comportements antisociaux des individus qui transgressent l'ordre préétabli. Dans le cadre de cette chronique, on envisage d'aborder la problématique de casier judiciaire ou d'antécédents judiciaires sans pourtant utiliser un jargon juridique complexe pour faciliter la compréhension des lecteurs et lectrices du bulletin de CCHO. Cette chronique a un but éducatif et elle ne vise pas à suppléer aux services d'un professionnel qualifié qui possède une connaissance approfondie de la matière.

À bien remarquer, dans un régime démocratique, les droits fondamentaux des citoyens sont respectés et tous les gens sont égaux devant la loi. Ils reçoivent les mêmes traitements devant les tribunaux judiciaires. Ce qui revient à dire que la justice est une pour tous. Dans certains pays, en revanche, la justice est offerte aux plus offrants et les droits des contribuables sont constamment bafoués et méprisés par les autorités compétentes. Les innocents croupissent dans les prisons et les criminels sont en liberté. Que peut-on dire du système juridique canadien?

Au Canada, tous les individus peuvent faire valoir leurs droits devant les tribunaux. La Charte canadienne qui est un instrument juridique constitutionnel, protège les droits à la vie, à la santé, à la protection de la vie privée, à la sécurité et aux libertés publiques de tous les particuliers. Il n'est pas permis à une autorité gouvernementale de porter atteinte à ces droits essentiels enchâssés dans la constitution canadienne. Toute personne lésée dans ses droits, peut porter plainte, intenter un procès contre l'État, se présenter comme témoin, se défendre devant les tribunaux et répondre à une action en justice au niveau civil ou criminel. On ne prétend pas faire un cours de droit, mais on cherche à fournir quelques éléments d'information pour permettre aux membres de la communauté haïtienne de mieux saisir le système juridique de la société d'accueil.

Il est important de noter qu'un procès au criminel engendre des coûts énormes pour le système judiciaire canadien. En matière d'infraction criminelle, près de 90 % de causes ne parviennent pas au procès. C'est le procureur de la Couronne qui intente des actions contre les particuliers violant ou transgressant les lois et les règlements établis. En 2001, les données statistiques révèlent que 2.600.994 hommes et 681.199 femmes avaient un casier judiciaire. Environ 15% de la population canadienne adulte détient un casier judiciaire, avec une proportion de 24% de la population masculine adulte et 6% de la population féminine adulte[1]1. Dans les communautés immigrantes, les données statistiques en matière de casier judiciaire sont désastreuses et catastrophiques. Le taux de pourcentage de gens qui ont des antécédents judiciaires est très révélateur au sein de la population noire. De ce fait, il devient nécessaire de considérer le casier judiciaire et ses conséquences comme un enjeu auquel on doit intervenir pour tenter d'éduquer et de sensibiliser la communauté haïtienne.

Qu'est-ce qu'on entend par casier judiciaire? C'est la liste complète des condamnations prononcées contre une personne par les tribunaux pour une infraction à une loi fédérale (comme le Code criminel) ou à ses règlementations sur les drogues. Pour être plus précis, il s'agit d'un fichier contenant la liste des condamnations pénales, corroborées par les empreintes digitales d'une personne [2]i. Le registre contenant ces fichiers est administré par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) dans lequel on conserve de l'information sur les personnes trouvées coupables d'avoir commis une (ou des) infractions criminelles en contravention de lois telles que le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Les infractions aux lois pénales provinciales (Code de la sécurité routière) ne donnent pas lieu à un casier judiciaire. Il est bon de noter que seules les personnes majeures peuvent avoir un casier judiciaire. Les jeunes contrevenants qui commettent des infractions criminelles, n'auront pas de casier judiciaire à moins que leur dossier ne soit déféré devant le tribunal pour adultes. Ce qui revient à dire, si une personne avait moins de dix-huit ans au moment d'une infraction, son dossier judiciaire deviendra inaccessible après un certain temps (sauf s'il s'agissait d'une infraction grave).

Quel est but d'un casier judiciaire? À chaque fois qu'une personne est déclarée coupable d'une infraction criminelle, il est constitué un casier judiciaire à son nom. Le but de ce dernier consiste à conserver une trace de l'infraction ou de la condamnation afin de servir à justifier une sentence plus sévère en cas de nouvelles infractions. En réalité, le casier judiciaire entraîne des conséquences néfastes qui peuvent nuire à l'épanouissement d'une personne. De façon générale, au moment de l'imposition d'une sentence, une personne qui a déjà à son compte un antécédent judiciaire sera traitée plus sévèrement qu'une personne qui n'a pas fait l'objet de condamnation antérieure [3].
i
Le casier judiciaire est l'outil qui permet de savoir qui a des antécédents judiciaires et qui n'en a pas. Il peut vous empêcher d'occuper un emploi relié à la sécurité, aux finances; être élu maire ou député; devenir avocat, juge, policier, etc. Le casier judiciaire peut vous empêcher d'être membre d'un ordre professionnel, d'obtenir des licences ou permis, de vous causer des ennuis pour voyager dans certains pays, par exemple : les États-Unis.
Autrefois, le casier judiciaire d'un individu trouvé coupable marquait son dossier toute sa vie. Maintenant, il est possible d'obtenir une réhabilitation, souvent appelée le Pardon. Il est important de souligner que les antécédents judiciaires pour une infraction mineure, même après plusieurs années, ne disparaissent pas automatiques. La personne qui désire que son casier soit classé à part dans le système du Centre d'information de la police canadienne (CIPC) doit faire une demande de réhabilitation. Cependant, il est utile de souligner qu'il y a des délais d'attente du retrait ou de la suppression du casier judiciaire. Sauf exceptions, les casiers judiciaires sont normalement conservés jusqu'au moment où le contrevenant atteint 80 ans. À cet âge, le casier judiciaire est alors supprimé, à la condition que la personne n'ait pas commis d'acte criminel au cours des dix dernières années. En matière pénale, il existe deux cas où le casier judiciaire est effectivement supprimé, à moyen terme. Il s'agit bien des sentences d'absolution conditionnelle et inconditionnelle (sous conditions). Dans le cas d'une infraction où la personne coupable obtient une sentence d'absolution inconditionnelle, on doit attendre une période de 1 an après la date de l'imposition de la sentence pour effectuer la demande de réhabilitation. Cependant, dans le cas d'une sentence d'absolution conditionnelle, une période de 3 ans doit s'être écoulée après la date de l'imposition de la sentence. Si vous étiez coupable d'une infraction sommaire, le pardon peut vous être délivré 3 ans après avoir purgé la totalité de la peine. Alors que si vous étiez condamné suite à une procédure de mise en accusation pour un acte criminel, le pardon peut vous être délivré 5 ans après avoir purgé la totalité de la peine.
On est conscient que le contenu de la présente chronique touche, d'une manière ou d'une autre, plusieurs membres de la communauté. Certaines familles s'inquiètent de l'avenir de leurs jeunes adolescents qui empruntent un chemin boiteux, les entraînant parfois en prison. Ce sont les conséquences nébuleuses des actes criminels, souvent difficiles à accepter, auxquelles certains parents doivent confronter au sein de notre communauté. On ne peut pas ignorer que certains de nos jeunes qui refusent d'aller à l'école, se laissent entraîner dans la drogue et commettent des actes de banditismes qui pourront hypothéquer leur avenir dans ce pays. Devant l'inquiétude manifeste des parents éprouvés par les difficultés de leurs jeunes, il est urgent de chercher à intervenir pour leur offrir un support ou leur fournir de l'information appropriée afin d'apaiser leurs souffrances. C'est la raison pour laquelle on a jugé nécessaire d'aborder cette problématique afin d'éduquer les gens de la communauté sur les réalités du système pénal canadien. C'est de cette manière qu'on essaie de contribuer au mieux-être de notre milieu en évitant d'aborder les sujets qui divisent profondément. Enfin, il revient à chaque professionnel haïtien de mettre son expertise au service de la collectivité, pour qu'ensemble, on arrive à construire une communauté forte et responsable pour la génération future.

Jean-Marie Mondésir
Juriste haïtien

Tél. : 819-743-5195
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# Posté le mardi 05 janvier 2010 01:49

L'ARRESTATION DE Me OSNER H. FÉVRY SERAIT-ELLE ILLÉGALE?

L'ARRESTATION DE Me OSNER H. FÉVRY SERAIT-ELLE ILLÉGALE?
En regardant l'actualité juridique haïtienne, plusieurs juristes résidant à l'étranger m'ont fait parvenir une note, me demandant d'enquêter sur les circonstances de l'arrestation de Me Osner Févry. Il est important de souligner que le juriste haitien pas un tribunal administratif ni un OMBUSMAN ou un protecteur du citoyen. Je suis le concepteur du premier Web à caractère juridique qui offre accès à des renseignements sur le droit haïtien. L'un des objectifs du juriste haïtien consiste à faire respecter le Droit dans un régime démocratique. J'exhorte les professionnels du droit â traiter la question de justice au sein d'un tribunal et non dans les médias. Ce faisant, cela porte préjudice à l'affiabilité du système judiciaire haitien.

En tant que juriste, je ne suis pas en mesure pour l'instant de me prononcer pour qualifier l'illégalité de l'arrestation de Me Févry. Avec la persistance de certains confrères, j'ai dû accepter d'entreprendre des démarches en Haiti pour pouvoir bien comprendre la situation en cause. Je suis en attente de vérification de certains faits reprochés à la décision du commissaire du gouvernement d'émettre un mandat contre Me Févry. Les réactions du conseil de l'Ordre des Avocats et les protestations de certains membres du Barreau seront analysées ultérieurement afin de dire le mot du droit. Je chercherai à vérifier la validité du mandat d'arrêt,les règlements du conseil de l'ordre et l'incarcération de Me Févry. Pour l'instant, je vous invite à lire l'article ci-dessous, tiré du quotidien le nouvelliste en ligne
.Haïti: L'arrestation de Me Févry jugée illégale
Haïti: L'arrestation de Me Févry jugée illégale


L'arrestation et l'incarcération de M.Osner Févry, avocat du barreau de Port-au-Prince, depuis le 21 mai en cours, charrient une vague de réactions et de protestations au sein de la population, notamment des groupes constitués de la société civile. Il se peut que l'avocat soit coupable, disent-ils, mais son arrestation est, selon eux, illégale.

« Seigneur, nous vous prions pour notre frère Osner Févry incarcéré au Pénitencier national. Qu'il purge sa peine, s'il est reconnu coupable et qu'il en tire les leçons qui s'imposent. Mais, s'il est innocent, qu'il recouvre sa liberté dans le plus bref délai ». Cette courte prière a été dite hier dimanche du haut de la chaire de l'église baptiste évangélique de Petion-Ville (EBEP), située entre Delmas 91 et Delmas 93, où des dizaines de chrétiens s'adressaient à Dieu en faveur de l'homme politique, Osner H. Févry. L'avocat de grande réputation du barreau de Port-au-Prince semble avoir la sympathie du secteur protestant haïtien qui souhaite sa libération.

« L'arrestation de Me Févry est illégale. Mis à part les vices de forme enregistrés dans le mandat d'amener, il n'y a aucune certitude sur les faits qui lui sont reprochés », a affirmé le président de la Fédération protestante d'Haïti (FPH), le révérend pasteur Sylvain Exantus, lors d'une interview accordée à Le Nouvelliste ce lundi. Le leader religieux, qui dit avoir eu un entretien avec l'inculpé, s'inscrit en faux contre les chefs d'accusation portés contre l'avocat. Il y aurait quelque part dans le dossier, selon lui, une affaire de règlements de compte. « Il n'y a pas eu de flagrance ni de sabotage de jugement, contrairement aux faits que lui reproche le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis », a répliqué d'un ton plutôt révoltant le révérend qui demande, pour l'instant, la libération pure et simple de l'homme politique écroué depuis vendredi à la prison civile de Port-au-Prince, couramment appelée Pénitencier national.

Tout comme le président de la FPH, le bâtonnier de l'Ordre des avocats, Me Gervais Charles, s'oppose à l'arrestation de Me Févry, qu'il qualifie d'ailleurs d'arbitraire et d'atteinte au métier d'avocat en Haïti. « Cette arrestation est une entrave au libre exercice de la profession d'avocat », a-t-il affirmé ce matin sur les ondes de Magic 9. Me Gervais Charles, qui n'a pas voulu réagir sur le fond de l'arrestation, a annoncé que le Conseil du barreau de Port-au-Prince va suivre de près le déroulement du dossier et compte rester solidaire de Me Févry jusqu'à ce qu'il recouvre sa liberté.

Les membres du Conseil national des partis politiques haïtiens que dirige Me Févry ont également exprimé leur préoccupation ainsi que leur indignation face à l'arrestation et à la détention de leur directeur général. Le commissaire du gouvernement, avancent-ils, dans une note de presse rendue publique le 23 mai, n'a pas respecté les formalités légales requises pour appréhender un citoyen. « En l'absence de flagrance, lit-on dans la note cosignée par l'ingénieur Déjean Bélizaire et le docteur Edouard Francisque, le parquet n'a pas de provisions légales pour émettre un mandat d'amener contre un citoyen. »

La direction et les membres de Ordre professionnel des avocats militants des barreaux, OPAMH, ne vont pas par quatre chemins pour qualifier de persécution politique l'arrestation et la détention de Me Févry. « Nous disons non à la persécution politique sous couvert d'un mandat illégal. Non à la politisation de la police par l'exécution d'un ordre manifestement illégal », précisent-ils dans une note rendue publique et signée par Me Franck Wisney Jean-François.

Dans la même veine, le Réseau national pour le développement durable critique et fustige la démarche des autorités judiciaires, notamment du titulaire du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis. « Ce n'est pas de la compétence du commissaire du gouvernement d'émettre un mandat d'amener. De plus, aucune convocation préalable n'a été faite à l'intention de Maître Osner H. FEVRY. L'arrestation est donc illégale », signent, dans une note de presse, l'ingénieur Mislet Févry et Rodney Joseph, respectivement coordonnateur général et délégué de la RENAPROHDD. Le parquet est là, selon eux, pour garantir et protéger les droits des gens. Par conséquent, il ne doit pas être l'antichambre des règlements de compte par des actes arbitraires et des violations des droits humains.


Jean Max St Fleur
jmsaintfleur@lenouvelliste.com

# Posté le dimanche 31 mai 2009 17:42

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 00:43

La victoire Barack Obama à la présidence des Etats-unis mettra-t-elle fin à la négrophobie en Amérique?

 La victoire Barack Obama à la présidence des Etats-unis mettra-t-elle fin à la négrophobie en Amérique?
La victoire du Sénateur Obama est le résultat de la longue lutte des Noirs pour le respect et la dignité humaine en Amérique. Avec Obama à la maison blanche, la lutte devra se poursuivre pour l'égalité devant les tribunaux et pour combattre l'injustice d'un système social discriminatoire à l'endroit des citoyens les plus pauvres des Etats-unis d' Amérique?
Le 4 novembre 2008, les Américains ont choisi un sénateur noir comme président à la maison blanche. C'est un moment historique sans précédent et le monde entier a pleuré de joies suite à la proclamation de ce résultat par les médias. Cette victoire est le fruit d'une longue course électorale, âprement disputée qui divise les partisans des deux plus grands partis politiques reconnus. Le peuple américain a choisi le changement prôné par le sénateur Obama, candidat du parti démocrate au scrutin électoral. Aujourd'hui l'Amérique peut se vanter d'être démocrate pour avoir élu un citoyen de descendance africaine comme 44e président à Washington. Pourtant, il y a exactement 44 ans depuis que les Afro-américains ont obtenu le droit de vote dans ce pays. Cette victoire ne marquera pas la fin du racisme ni de l'injustice subie par les Noirs qui participent d'une manière ou d'une autre à l'essor économique de cette grande nation. Quoi qu'il en soit, l'élection du sénateur Obama à la présidence représente le symbole vivant de la longue marche des Noirs pour la liberté et l'égalité aux États-Unis.

D'aucuns pensent qu'un Afro-Américain serait en mesure d'occuper le poste le plus prestigieux à Washington. Quand il rêvait de se porter candidat pour briguer l'investiture du parti démocrate, on le croyait malade d'avoir osé gagner les élections primaires de ce grand parti. Mais, Barack Obama né à Hawaii, fils d'un Africain et d'une blanche américaine, a su relever le défi en brisant tous les tabous, les stéréotypes formulés par les négrophobes qui cherchent toujours à mépriser la valeur des gens de couleur. Ce n'est pas sans raison, si on associe à la télévision l'être noir a tout ce qui est laid, méchant et mauvais. Pour certains, les Noirs représentent la violence, les revendeurs de drogues et les auteurs des crimes crapuleux et horribles qui répugnent la nation entière. On arrive même à inventer des mots, tels que : magie noire, marché au noir, travail au noir pour stigmatiser la couleur noire. Cependant, on refuse de croire que l'être noir symbolise l'élégance, l'énergie, la puissance et l'endurance.

L'accession du sénateur Obama à la plus haute sphère politique des États-Unis marque le début de l'espoir pour toute une génération. Les opprimés qui étaient longtemps rejetés, humiliés peuvent enfin espérer à un meilleur futur pour leurs progénitures. Si au lendemain des élections présidentielles, la presse se focalise sur l'origine métissée du sénateur au lieu de mettre l'accent sur sa persévérance, son savoir-faire exemplaire; cela prouve que les préjugés raciaux sont loin d'être extirpés de la mentalité occidentale. Il est important de souligner que Barack Obama est armé d'une volonté indescriptible pour changer le visage des États-Unis. Il est doté d'une détermination sans bornes pour surmonter tous les obstacles confrontés par son pays qui s'enlisent dans deux guerres d'un bout à l'autre. Après 143 ans de l'abolition de l'esclavage en Amérique, d'aucuns croient que la crédibilité des États-Unis dépend d'un Afro-américain, Dès son assermentation le 20 janvier, il devra remuer le ciel et la terre pour trouver des solutions à des problèmes légués par l<administration de Bush. Il devra se mettre au travail le plus tôt que possible pour rétablir la confiance des Américains dans leur système financier. L'une des mesures à adopter dès son arrivée à la maison blanche consiste à apaiser la souffrance des familles de la classe moyenne. Il devra aussi mettre en œuvre son programme social de manière à soulager les conditions de vie de plus de 40 millions de citoyens qui n'ont pas accès aux soins de santé et à l'assurance maladie.

Les partisans du sénateur Obama devront remercier le président Bush qui est à la tête depuis huit ans d'une administration républicaine contestée. Historiquement, c'est le président le plus détesté après Nixon, car il a abusé la bonne foi des citoyens pour engager le pays dans une guerre en Iraq. Cette guerre coûte aux contribuables américains près de 2000 milliards pendant que les gens de la classe moyenne perdent leur foyer et leur emploi à cause d'une forte récession. Le montant indiqué ne contient pas le coût de la guerre en Afghanistan. Un fait est certain, le parti démocrate doit être fier de son jeune Afro-américain qui vient relever le prestige des États-Unis à l'échelle internationale. Sous le règne de Obama la confiance du peuple américain sera grandement rétablie. Le président élu aura la possibilité de changer la manière de faire la politique à la maison blanche. De plus, il aura à prouver par sa personnalité que les Noirs seront toujours les grands inventeurs des choses utiles pour améliorer les conditions de vie des Occidentaux.


Jean-Marie Mondésir
Juriste haïtien
Spécialiste en Droit civil
Tél. : 819-743-5195
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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 00:46

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 01:49

FAUT-IL MARCHANDER LES VOTES PARLEMENTAIRES POUR NOMMER UN PREMIER MINISTRE EN HAITI?

FAUT-IL MARCHANDER LES VOTES PARLEMENTAIRES POUR NOMMER UN PREMIER MINISTRE EN HAITI?
C'est avec beaucoup de consternations et d'amertumes que je peux lire sous Internet les propos désobligeants et calomnieux à l'endroit de Mme Pierre-Louis Duvivier, premier ministre désigné par le président Préval pour former le gouvernement de la République. J'invite les internautes à réagir sur les questions invoquées ci-dessous :

Il faut se demander pourquoi on cherche à ternir l'image d'une femme qui a choisi d'aider son pays. Depuis quand la vie privée d'une personne serait-elle essentielle pour occuper un poste politique en Haiti? Existerait-il un but inavoué pour certains politiques dans le rejet des candidats désignés par le président? Est-ce que le fait que Madame Pierre Louis a décidé de mettre ses compétences au service de son pays, pose t-il un problème à un secteur quelconque de la société civile? Depuis quand la question morale fait partie intégrante des politiciens haitiens? Faudrait-il croire à une manoeuvre démagogique ou sexiste pour influencer les votes des parlementaires?

Depuis la chute des Duvalier, le pays fait face de manière constante à des difficultés de toutes sortes. Aucun leader politique ne parvient pas à mettre ce pays sur les rails de la démocratie et le progrès. La corruption, la lutte d'influence, l'incompétence et la mauvaise gestion constituent autant de facteurs qui empêchent le développement d'Haiti. Cette situation est le résultat d'un manque flagrant de leaderships crédibles sur le terrain. On a beau critiquer les Duvaliéristes, mais avec les régimes Lavalas au pouvoir depuis plus de dix ans ce pays ne fait que marcher à reculonsàvec une occupation étrangère. Le peuple crève de faim, les produits de première nécessité grimpent en flèche, les paysans montent le ciel par dos...

Il n'existe aucun parti politique structuré qui soit en mesure de prendre le pouvoir dans le but d'assurer un avenir meilleur à la population démunie. Les parlementaires doivent cesser de marchander leurs votes aux plus offrants lorsqu'il s'agit de voter une loi soumise par l'exécutif. Ils ne doivent pas utiliser des procédés dilatoires pour assurer leur poste au lieu de défendre les intérêts de leurs électeurs. Cette situation est la conséquence d'un manque de structures des partis politiques qui recoivent des directives des ambassades étrangères au lieu d'encadrer leurs élus ou de doter leur parti d'un projet de société viable pour le pays.

Il est temps que les responsables du blocage puissent penser au sort des familles qui sont dépourvus de moyens pour subvenir aux besoins de leur enfants? En utilisant des propos calomnieux pour vilipender une personne dévouée au développement de son pays; il est porté à croire qu'il s'agit forcément de l'oeuvre d'un machiste, d'un égoiste ou d'un grand mangeur qui tire profit des misères du peuple haïtien. Cette tactique démagoqique ne passe pas cette fois-ci et les parlementaires ne vont pas jouer ce jeu pour bloquer le choix présidentiel. En acceptant le choix de Mme Pierre-Louis, ils enverront un message clair aux gens malintentionnés qui dépouillent les richesses du pays au profit des puissances étrangères.

À mon avis, les dirigeants politiques doivent donner une chance à ce pays en adoptant des politiques en matière de santé, d' éducation, d'environnement et d'économie qui visent le progrès de la Nation. Pour y parvenir, il faudra accepter de réorganiser les institutions publiques, d'adopter la culture de bonne gouvernance, d'assurer une meilleure gestion du territoire par la décentralisation, d'inciter la participation citoyenne au pouvoir public, de reconnaitre les valeurs locales et de collaborer avec la diaspora pour favoriser le développement intégré des collectivités territoriales et locales.

Jean-Marie Mondésir
Juriste haitien
Militant des droits de la personne
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# Posté le mardi 08 juillet 2008 18:54

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 13:27